Interludes

28 janvier 2009

Douce Brume

Je sais tous les Ciels Gris,
Pleureurs,
Sur mon Âme.

Je sais leurs infinis voyages,
D'étoile en étoile,
Au gré des passions.

Ces dernières coulent,
Saisonnières,
Tel un vent impérieux,
Du fond des roseaux égyptiens
Au plus imposant des chênes européens.

Je Vois,
De mes yeux clairs,
Ouverts tel un cristal,
La transcendante lumière lunaire.
Magnifique.
Celle qui égorge toute larme et toute colère.

Et je Marche, éclairé,
Dans l'abysse des espoirs,
Emplie de couleuvres et de rats pestiférés.

Je n'éprouverai rien,
Une fois la porte passée.
Que la sérénité
Des envies dévorantes.

Matthieu Brise, Le 27 Janvier 2009.

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23 janvier 2009

Passion

Le feu,
Brûle de son absence.

Sa mélancolie n’est qu’un brasier
Consumé dans mon âme brûlante.
Jamais une larme ne guéris cette cicatrice calcinée.
Jamais l’immense soupir ne répare la chaire meurtrie.

Que le Bonheur.

Que l’espoir d’un froissement d’épaules,
D’un frôlement,
Une caresse.

Un cygne blanc.
Parcourt mes frissons insolents.
Sur la vague apeurée d’une perte attachante.

Il nage,
Le long de mon serpent vertébral,
Zig et zaguant contre mon cœur nu.

Contre ma tête,
Des bruissements noirs de colère
Lèchent mes sueurs froides pour apaiser leur soif dévorante.

Dans mon esprit,
Les Joies en souvenirs,
Se dressent en une armée.

Mon crâne, bourdonnant de ces dissonances,
Veut s’éteindre.
Dormir,
En fuite.

L’Oubli.
Ce trou,
Noir des absences en mirages.

Profondeur abyssale des tourments,
Charmante,
Fakir dans l’abîme funeste.

Enfermé dans de fragiles étoffes de soie,
Caché,
Sanctuaire,
Abri,
Îlot désert.
Déserté de tous.

Mon Cœur.

Matthieu Brise, Le 22 Janvier 2009.

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22 janvier 2009

Alter Et Ego

Matinée Bleue,
Dans un Tendre Soleil,
Timide.

Je vais, sur mes
Pieds,
Joufflus par cette fraiche renaissance.

Les douces caresses,
Maîtresses,
Persistent,
En un reflet.
Éclatantes sur mes Mains Filandreuses.

Mes Faiblesses,
Peureuses à Présent,
Sont Abolies.
Crucifiées par cet amour en perfection.

Plus de Peur, Plus de Torture.

Mon esprit,
      Grandit,
             Soigné,
De tous les coups que je lui ai portés.

Ma Marche prend son sens,
Par ces instants neufs.

Mon Ambition,
Altruiste,
Se Met En Acte.

Mon Espoir,
Si grand et imparfait,
Joue enfin de mon corps conciliant.

La Route commence
Seulement,
Tant de choix.

Mes Yeux brillent,
Je les vois,
Dans la lumière des génies.

La Douleur, passée.
La Joie.

La Nouveauté,
Autrefois effrayante,
Est maintenant à ma merci.
Étalée de tout son long dans une pose accueillante.

Mes Amis, je peux vous prendre La Main.
Que cette douce première pluie nous projette vers ce Monde qui nous attend depuis longtemps.
Que cette nouvelle chaleur nous guide vers la Beauté dont nous sommes capables.

Offrons enfin nos cœurs à ceux-là, qui attendent qu'un sang coule,
Telle une larme,
Sur le pallier de l'épanouissement.

Que nos larmes sèchent,
Que nos âmes brûlent, féroces, de leur feu ardent.

Que vienne le Changement et Qu'avance le Bonheur.
Nous Sommes Forts.

Mes Amis.

Matthieu Brise, Le 22 Janvier 2009.

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15 décembre 2008

Nature Morte et Evasion

     Je m’étais arrêté dans ce relais sans trop de conviction, je m’étais juste avancé, engouffré et assis à la première table trouvée. La pièce, où les ténèbres nocturnes tentaient désespérément d'entrer, était éclairée par l’éclat simple de la blanche lumière des néons. Des reflets froids sur les tables d’argent qui masquent les yeux d'un bandeau noir. D’autres corps humains, cernés par un silence audible, ne laissaient échapper que des murmures.

     Telle une brise qui s’écrase contre une montagne en feu, leurs paroles se jettent contre mes tympans insensibles. La chaleur du café déborde de ma tasse pour finir, en une brume, dégoulinant contre les fenêtres de glace. Mes pensées, elles, courent par delà la nuit in-finie vers les contrées ensoleillées et vertes. Elles se couchent, sur le fin tapis de ce paradis rigolant du Monde Métallique et Sombre qui se cache derrière la lourde fumée de ma cigarette, juste de l’autre côté.


Nature Morte.

« Nous nous moquons de ces yeux mélancoliques fixés sur Après,

 Tristes du Passé.

 Nous Vivons,

 Heureuses, dans le Beau.

 Orchestrées par tes vagues enjambées stellaires,

 Toujours bien assises contre les dernières défenses de ta timide folie.


 Nous n’avancerons plus, maintenant que nous sommes consolées

 Et tu peux mourir,

 Fatigué,

 Dans ces bras grands ouverts. »


     J’étais pris au piège, cruellement. Brusquement bloqué dans les filets de mes fantaisies spirituelles. Les mêmes que j’avais toujours poussées s’arrêtaient maintenant, jetaient une ancre d’une lourdeur charmante à la frontière d’une clarté à portée de mes doigts filandreux.

     Plus un pas ne m’est permis par mes sœurs ennemies. Jamais je n’ai appris à profiter d’une escale, jamais je n’avais fait escale. Je suis pourtant bien installé et ma vigueur peut enfin se reposer et calmer ses ardeurs mal dirigées. Mes jambes fourmillantes refroidissent enfin et ne dansent plus sur la vague de l’incontrôlable pulsion. Maintenant fixé à bon port, je vais pouvoir délivrer mes fantasmes de leurs cages solitaires. J’enlace Mon Amour Naturel, Opalin et Nu, et réalise mes rêves presque oubliés.


Evasion.

« Dans un espace sans substance, pudique et limpide.

 M’envole sous son aile infinie,

 Un son miroitant un bleu profond.

 Mon enfant s’élance,

 Joyeux, frivole : Naïf,

 Dans une course sans but.


 Moi, Père de cette esquisse de Vie,

 Déjà attablé à un cadre,

 Je ne peux que voler des yeux en le regardant grandir

 Dans mes bras.


 J’abandonne l’ancienne toile,

 Et brandit de nouveau mes poings peinturlurés.

 Ça commence maintenant, pour moi. »


J’étais de nouveau sur l’autoroute, les lignes traçant, sous mes pieds, des montagnes en cristal blanc.                                 

Les Yeux sur la Route Et les mains sur le volant, je roule et roule, les lumières tournent au-dessus et le Noir me tend ses bras.


Matthieu Brise, le 15 Décembre 2008.

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15 novembre 2008

Incertitude

Dans le fruit fané de nos coeurs murissent des beautés,
A la chaleur,
De sentiments oubliés.

Mon âme offerte
S'ouvre sous mes pieds
En un gouffre sans fonds.

Je dévale et me fais engloutir,
Les poings déliés,
Par la profondeur de mes oublis mélancoliques.

Une tendre Main me caresse
La joue et la nuque.

Sa fraicheur me prend par les épaules.
Son sourire, encore si mystérieux,
M'appelle et
Me rappelle quand,
La brillance ouvrait mon coeur
A mon corps.
Derrière mes Yeux.

Comment mon esprit écoutait et
Comment mon Amour voulait se lever
Et couchait sur les mots,
Les envies qui naissaient dans mes mains.

Le Bonheur y est peut-être étendu.

Matthieu Brise, Le 8 Novembre 2008.

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11 novembre 2008

Expression

De ses mille vies il ne reste rien.
Que le frais rassemblement,
De ses âmes,
Autour de sa mystique aura.

Perdues, ses envies.
Il se cache, en deuil,
Par-delà l'ombre infinie de nos corps.

Les larmes de sa voix
S'écoulent dans nos oreilles
Et brûlent nos tympans
De leur acide chaleur.

Nos yeux charmés
Lui volent des parcelles de bonheur.
Il les offre, bénies
A nos cœurs meurtris.

Il envoie brûler dans nos vies désordonnées,
Les montées cristallines.
Elles partent en fumée,
Laissant des restes épars sur nos cadavres sans chair.

Nous les avons, gaspillées,
Dans nos mains impuissantes.
Je vous Donne mes esquisses,
A la gloire perdue de notre destin.

Matthieu Brise, le 24 Octobre 2008.

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08 novembre 2008

Ultime Cavalcade

Trois chevaux sauvages,
Indomptés,
Voguent sur l'étendue
De mes infinies envies.

Ils galopent,
Furieusement,
Au-delà de la
Frontière de ma raison.

Une montée jubilatoire,
Leur avancée enragée,
Tire les assauts de ma colère.
Jusqu'au bout de mes Mains.

Mes muscles, emplis d'énergie,
Animale,
Se tendent jusqu'à exploser
Contre les remparts d'une vérité essouflée.

Le temps n'existe pas. Ma perception,
Arrachée de la réalité,
Flotte,
Autour des désirs échoués de mon âme.

Mon corps, corrompu,
Par l'extase de cette course effrénée,
Brûle,
Dans le feu de mon esprit démembré.

Du haut de cette montagne enneigée,
Ma brume en flammes,
Caresse ma nuque fatiguée,
Par le combat.

Les Bêtes, enfuies,
Se reposent.
Du répit. Mes bras,
Engourdis, dorment enfin.

Leur réveil sonnera le glas
De mon Angoisse.
Ils l'emporteront,
Dans le fleuve de leur folle passion.


Matthieu Brise, le 7 Novembre 2008.

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01 octobre 2008

Vol D’une Âme Perdue

Marcheur des sables,
Fin de La Nuit.
Je quitte l’oasis violée, sous le phare du soleil levant.

Le désert, couché à mes pieds,
Me tend de longs bras sinueux.
Sur mes épaules, leur lourde symphonie.

Des carcasses s’écrasent sous mes pas.
Elles ondulent dans leur tombeau,
S’enfuient dans les profondeurs de cette Terre sacrée.

Leurs esprits volent autour de moi dans une transe euphorique.
Ils manient la cadence de leurs mains voilées,
M’entrainent dans leur ronde épique.

Les animaux s’éveillent.
Les serpents roulent sur mon corps,
Leurs peaux en offrande à un soleil amoureux de ma chair.

J’affronte,
Vents et collines,
Caressant l’ombre de mon espoir versatile,
J’arpente,
De mes pieds en lambeaux, Brûlés,
Les marées de sable désertiques.

Je grimpe et grimpe,
Montagnes et plaines,
Sur La Brise d’un courage volé.

Je vole de pas en pas,
De pieds en pieds
Sur la lame aiguisée des écueils charnels.

Je me perds dans ce labyrinthe orangé.
Route et déroute.
Nu dans les vers de ma solitude,
Broyé par ce murmure en perdition,
Je m’assieds dans une lucidité écarlate.
Envoûté, je rougis sous la flamme Claire d’un spectre chaleureux.
Joie.
Yeux clos, je me laisse bercer le temps d’une nuit.

Demain, dans l’ombre,
D’une lumière en saphirs,
Mes fantasmagories vous appelleront.
Je vous dévoilerai mes désirs.

Alors, Frères amis,
Nous arpenterons lunes et soleils et combattrons les meurtres du sommeil.
Nous ouvrirons les yeux des fuyards et les percerons par la vérité.
Nous trancherons leurs langues liées et fermerons leurs mains sur leurs poings.

Marchons ensemble sur les astres enflammés,
Suivons notre sage folie sur ces chemins escarpés.

Ecoutons ce Guide,
En Avant.

Matthieu Brise, le 28 Septembre 2008.

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08 septembre 2008

Caresses et Oubli

Douce matinée,
Le vent frais du soleil caresse mes cheveux,
Ma nuque, sous la brise froissée, ondule.

Mes mains marchent au pas sur les digues acérées du temps qui s'écoule.
Les secondes flottent vaguement sur la rivière,
Leur mélodie monte à moi,
Rythmée par le fin flot du bruissement des brins d'herbe.

Je chante et danse ce lyrisme,
Nature, répit, aventure d'un instant.
Récit ailé d'un air qui coule sur mes épaules nues.

A l'ombre d'un épais buisson j'oublie,
Et ris.

Matthieu Brise, Le 2 Septembre 2008.

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28 août 2008

Dépression

Bal en diamant d’une âme en bail,
Perdu, dupé en surprise.
Dévalée la colline
Montée par la colère.

Ici, aux frontières de l’espoir,
Je me meus dans l’illusion de leurs lumières dérisoires,
Caractère dit responsable de causes infinies pour choir.
Paralysé, tel un fantôme démembré par ses omissions.

Sommeil.

Marbré de rougeurs épileptiques,
Je m’en vais au loin,
Affamé dans la sécheresse
Du seul vent qui me caresse.

Duel.

Dans une lueur nocturne Il m’a vu.
Je suis pris dans sa course.
Là, fuyant, je me retrouve,
Plus d’échappatoire.

Crise.

Je La sens. Instant critique,
Toujours tout près,
Seule Ombre mélodique.
Je m’encours.

Surprise.

Je vois son visage oublié,
Voltigeant dans la brume
De mes idées claires.
Papillon dans la nuit d’un rêve.

Maintenant tout est fini,
Jamais je ne La rejoindrai.
Renfermé dans l’infini, orgueil et fierté enfuis,
Je me vis en désespoir.


Matthieu Brise, le 22 Mai 2008.

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