23 janvier 2009

Passion

Le feu,
Brûle de son absence.

Sa mélancolie n’est qu’un brasier
Consumé dans mon âme brûlante.
Jamais une larme ne guéris cette cicatrice calcinée.
Jamais l’immense soupir ne répare la chaire meurtrie.

Que le Bonheur.

Que l’espoir d’un froissement d’épaules,
D’un frôlement,
Une caresse.

Un cygne blanc.
Parcourt mes frissons insolents.
Sur la vague apeurée d’une perte attachante.

Il nage,
Le long de mon serpent vertébral,
Zig et zaguant contre mon cœur nu.

Contre ma tête,
Des bruissements noirs de colère
Lèchent mes sueurs froides pour apaiser leur soif dévorante.

Dans mon esprit,
Les Joies en souvenirs,
Se dressent en une armée.

Mon crâne, bourdonnant de ces dissonances,
Veut s’éteindre.
Dormir,
En fuite.

L’Oubli.
Ce trou,
Noir des absences en mirages.

Profondeur abyssale des tourments,
Charmante,
Fakir dans l’abîme funeste.

Enfermé dans de fragiles étoffes de soie,
Caché,
Sanctuaire,
Abri,
Îlot désert.
Déserté de tous.

Mon Cœur.

Matthieu Brise, Le 22 Janvier 2009.

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